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Centre Jean Pépin (UPR 76) – THETA
Théories et Histoire de l’Esthétique, du Technique et des Arts


Coordination: Martine Groult & Serge Trottein


Adresse postale : CNRS - UPR 76 - THETA - BP 8 - 94801 VILLEJUIF CEDEX
Tél : + 33 1 49 58 36 63 - Fax : + 33 1 49 58 36 64 - Mél : theta@vjf.cnrs.fr


Notre site est en cours de construction. Merci de le consulter à nouveau ultérieurement. Dernière mise à jour: 27/01/2012


2012




Deux séminaires
sont au programme des activités de THETA en 2012 :


Les théories de l’art du dessin au XVIIe siècle
Ce séminaire commence par une journée d’étude sur Abraham Bosse
(programme téléchargeable ici au format pdf)


Lectures du Timée
de Guillaume de Conches à la fin de la Renaissance

Programme téléchargeable ici au format pdf




***


Les théories de l’art du dessin au XVIIe siècle
Ce séminaire commence par une journée d’étude sur Abraham Bosse


Journée d'étude Abraham Bosse - 28
            janvier 2012


Programme téléchargeable ici au format pdf




Les autres séances auront lieu le samedi à 14h30
à la Maison de la Recherche, 28, rue Serpente, 75006 Paris (salle D 421)



31 mars 2012

Olga MEDVEDKOVA
Les Mémoires sur les animaux de Claude Perrault


12 mai 2012

Catherine FRICHEAU
L’ordonnance des cinq espèces de colonnes de Claude Perrault


9 juin 2012

Daniel DAUVOIS
Le Traité sur la peinture de Dupuy du Grez


13 octobre 2012

Marianne COJANNOT-LEBLANC
Le Brun et l’écriture


24 novembre 2012

Gérard BRAS
Les Conférences académiques de 1667-1668 : à propos Nicolas Poussin





***

Lectures du Timée
de Guillaume de Conches à la fin de la Renaissance

(Responsables :  Béatrice Bakhouche & Alain Galonnier)
THETA (CNRS – Centre Jean Pépin) – CRISES (Université Montpellier III – EA 4424)

Toutes les séances auront lieu à la Maison de la Recherche, 28, rue Serpente, 75006 Paris (salle D 421),
à l’exception de celle du 21 avril, qui se déroulera à l’École Normale Supérieure, 45 rue d’Ulm, 75005 Paris.



21 janvier 2012

14h
Introduction

14h 15
Brigitte VAN WYMEERSCH (Louvain)
La musique comme outil de connaissance et de contemplation de l’univers. La lecture du Timée par les théoriciens de la musique aux XVe et XVIe siècles

15h 15
Colette DUFOSSÉ (Paris)
Le Timée et la réapparition de l'optique en Occident : Bernard de Chartres, Guillaume de Conches et Adélard de Bath


*

25 février 2012

14h
Luc BRISSON (Paris)
Le réceptable du Timée comme matière chez Ficin

15h
Jean-Michel COUNET (Louvain)
La réception du Timée chez Nicolas de Cues : l’école de Chartres à la lumière de la docte ignorance


*

24 mars 2012

14h
Claudio MORESCHINI (Pise)
La fonction du Timée dans l’accord entre Platon et Aristote (Iacopo Mazzoni)

15h
Béatrice BAKHOUCHE (Montpellier)
Les gloses de Pétrarque sur le Timée traduit par Calcidius (BnF lat. 6280)


*

21 avril 2012

14h
Bruno PINCHARD (Lyon)
Le Timée et les traditions antiques selon l’interprétation de Marsile Ficin

15h
Alexandre ETIENNE (Lausanne)
Marsile Ficin, une lecture du Timée sous influence...


*

23 juin 2012

14h
Stephen GERSH (Notre Dame – USA)
Marsilio Ficino and the Traditions of Timaeus’ Commentary / Marsile Ficin et les traditions du commentaire au Timée

15h
Eudoxie DELLI (Athènes)
Le Timée chez Michel Psellos. Pluralité d’approches, l’influence de Proclus et la problématique de l’âme



Programme téléchargeable ici au format pdf.








2011


Le 19 novembre 2011


Journée d'étude
coordonnée par Pierre Caye & Francesco Furlan

Les enjeux historiques et épistémologiques
de l’histoire de l’art de la Renaissance
dans la Russie du XXe siècle



Université Paris-Sorbonne (Paris IV),
1, rue Victor Cousin – 75005 Paris (entrée par le 14, rue Cujas le samedi après-midi)
Salle J 636 (Salle des Conseils), Escalier G, 3e étage


Timée.programme
Programme téléchargeable ici au format pdf.






Du 23 au 25 juin 2011


Colloque international

Silence et sagesse
de la musique à la métaphysique
les anciens Grecs et leur héritage

Harpocrate
 
organisé avec le soutien
du Conseil Scientifique de l’Université Paris-Sorbonne (Paris IV),
de l’École Doctorale V Concepts et Langages,
de Patrimoines et Langages Musicaux (EA 4087),
du CNRS Centre Jean Pépin UPR 76 THETA
et de l’Institut Universitaire de France (Laurence Boulègue)

 
Ce colloque aura lieu
à l'Université de Paris-Sorbonne
Amphithéâtre Michelet
46, rue saint Jacques, 75005 Paris




Programme téléchargeable ici au format pdf.







Du 4 au 8 avril 2011

Séminaire doctoral

& Congrès international


À la genèse

des   rationalités

modernes

*

Autour d'Alberti


Belo Horizonte

Minas Gerais (Brasil / Brésil)

4-5 & 5-6-7-8  de abril de / avril  2011

U.F.M.G. - Escola de Arquitetura: Auditório / sala 200



Programme téléchargeable ici au format pdf.





2010


Vers l’esthétique :

Du Bos et les Réflexions critiques

sur la poésie et sur la peinture
RCPP - titre


Colloque international

organisé par le groupe THETA de l’UPR 76 du CNRS

avec la participation du CHSPM (Centre d’Histoire des Systèmes de la Pensée Moderne) de l’Université Paris I

 

 

 

 

Vendredi 11 juin 2010

Campus CNRS de Villejuif

7, rue Guy-Môquet – 94800 Villejuif

&

Samedi 12 juin 2010

Centre Michelet – Paris VIe

3, rue Michelet – 75006 Paris

 

 

 

 

Comité d’organisation

Daniel Dauvois & Serge Trottein (THETA)

Denis Kambouchner (Université Paris I)




 

Vendredi 11 juin 2010

Campus CNRS de Villejuif

Salle de conférences du bâtiment D

 

 

 

 

 

10h-12h30

 

Serge Trottein

CNRS - UPR 76 - THETA

L’esthétique paradoxale de Du Bos

Stéphanie Burette

Université Paris 3 - Sorbonne Nouvelle

La vraisemblance en peinture dans les Réflexions de Du Bos

Gérard Bras

Lycée Albert-Schweitzer, Le Raincy, Seine-Saint-Denis & CNRS - UMR 5037

Le pouvoir de la peinture : le plaisir qu’elle suscite est-il esthétique ?

 

 

 

 

 

 

14h30-17h30

 

Jean-Baptiste Rivaud

Lycée Gabriel Guist'hau, Nantes

Une poétique du toucher

Denis Kambouchner

Université Paris I

Le règlement de l'intérêt dans les Réflexions critiques

Carole Talon-Hugon

Université de Nice

Passions de l’âme et émotions artistiques :
enjeux éthiques et esthétiques des Réflexions critiques





 

Samedi 12 juin 2010

Centre Michelet – Paris VIe

Salle 101

 

 

 

10h-12h30

 

Alain Petit

Université Blaise Pascal, Clermont-Ferrand

L’immédiateté du sens. Du Bos et Quintilien

Élisabeth Lavezzi

Université de Rennes 2 - CELAM

Les Réflexions de Du Bos : des tableaux du XVIIe à ceux du XVIIIe siècle

Daniel Dauvois

Lycée Lakanal, Sceaux, Hauts-de-Seine & CNRS - UPR 76 - THETA

Du Bos et la poésie de la peinture (livre I, section 31)

 

 

 

 

 

14h30-18h30

 

Daniel Dumouchel

Université de Montréal, Canada

Les fonctions du sentiment. À propos de la cohérence de la théorie du goût
dans les Réflexions critiques sur la poésie et sur la peinture

Jennifer Tsien

Université de Virginie, États-Unis

« L’Œil plus voluptueux » : le corps humain dans l’esthétique de l'abbé Du Bos

Florence Malhomme

Université Paris IV

Musique, poétique et rhétorique dans les Réflexions critiques de Jean-Baptiste Du Bos

André Charrak

Université Paris I

Remarques sur la troisième partie des Réflexions critiques






 

On cite toujours les quelques lignes de louange que Voltaire consacre à Du Bos et aux Réflexions critiques, ce «livre le plus utile qu’on ait jamais écrit sur ces matières chez aucune des nations de l’Europe». Voltaire trouve Du Bos profond, nouveau, érudit mais aussi peu méthodique. Ce jugement d’estime quelque peu atténué se répète en gros chez ceux qui vont rencontrer Du Bos et appréhender l’œuvre des Réflexions : un texte sans ordre ni plan, avec des incohérences et des manques, mais aussi des aperçus brillants et des intuitions qui tirent à conséquences – une belle entrée dans l’esthétique du XVIIIe siècle. On comprend alors mal la désaffection dont l’auteur et son texte font l’objet, mesurable par les rééditions et la littérature secondaire : sept éditions des Réflexions entre 1719 et 1770 (si l’on inclut l’édition d’Utrecht, 1732-1736), et puis plus rien jusqu’à 1993 et l’édition de D. Désirat, de l’ENSB-A, à laquelle il faut ajouter la petite thèse de Paul Péteut, Berne, 1904, les études de Du Bos proposées dans les sommes bien connues de V. Basch, A. Becq ou B. Saint Girons, et, récemment, le collectif Parallèle des Anciens et des Modernes, P. de l’U. Laval, Canada, 2006, avec des articles de D. Dumouchel et de C. Dubeau sur Du Bos ; mentionnons aussi la numérisation du texte que nous devons au CNRS (Institut National de la Langue Française, 1997, cote BNF NUMM-88225). Quant à cette littérature critique, mise à part la biographie d’Alfred Lombard, en 1913, Du Bos n’y est aperçu qu’entre autres et au fil de l’histoire des doctrines esthétiques. On le dit intéressant, peu s’y intéressent et encore est-ce en passant. Quelques articles n’empêchent pas qu’il fasse l’objet d’un oubli régulier et constant.

On voudrait relancer l’intérêt pour Du Bos et tenter de le stimuler plus durablement. Les Réflexions critiques sont un grand livre qui demande d’être reconnu pour ce que le XVIIIe siècle l’a reçu, et travaillé comme l’avènement du discours proprement esthétique sur les arts, sans exclusive toutefois à l’égard des aperçus et des principes poiétiques. La détermination d’un regain d’intérêt pour ce texte – et nous laissons donc délibérément de côté l’œuvre historique et diplomatique de Du Bos – implique que soient représentés des intérêts historiques (les Réflexions contribuent à amender et à modifier les principes du discours sur les arts), et des intérêts proprement conceptuels (théorie du génie, du sentiment esthétique, du commerce interne et de la pluralité des arts, etc.), cette distinction n’étant bien sûr à entendre qu’au bénéfice de la clarté d’exposition. 

 

On devra distinguer alors et tout d’abord des lignes d’analyse historique liées aux sources de Du Bos, littéraires comme philosophiques : Quintilien, Cicéron et Horace, ou encore Aristote, Du Bos engageant dès l’origine un dialogue nourri avec la Poétique. Les Modernes sont aussi à considérer, car Du Bos cite Félibien ou Junius et il faudrait certainement tenter d’estimer le rapport de son œuvre au Cours de peinture par principes de R. de Piles, de 1708, comme aux textes voués au théâtre du demi-siècle antérieur. Et il convient de prendre aussi la mesure des apports plus proprement philosophiques, lesquels tournent moins à l’éclectisme bien tempéré qu’ils ne témoignent d’un usage proprement esthétique des apports philosophiques, lesquels concernent Pascal, Malebranche, Locke, Addison, de façon très évidente et non exhaustive. En outre, point qu’Alfred Lombard avait commencé de soulever (La Querelle des Anciens et des Modernes : l’abbé Du Bos, 1908), le texte de Du Bos doit pouvoir s’éclairer depuis son constant rapport aux points de frictions des Anciens et des Modernes (Du Bos succède à Dacier au secrétariat perpétuel de l’Académie, en 1722).

L’incidence de notre ouvrage dans sa postérité ne doit pas moins nous alerter : elle peut s’entendre selon un point de vue national (Du Bos et l’Angleterre, Du Bos et l’Allemagne, Du Bos étant aussi bien lu de Hume que de Lessing ou de Sulzer ; traductions respectives en anglais et allemand : Londres, 1748 et Copenhague, 1760), plus spécifique (Du Bos et Diderot ou l’Encyclopédie), ou plus général, dans son apport pour les Lumières. Au milieu du XVIIIe siècle, tous ont lu les Réflexions, de sorte que l’on peut interroger ce qu’elles auront déterminé chez un Batteux ou même chez un Kant. On pourra aussi bien tenter de concevoir ce qui, à partir du dernier quart de ce siècle, fait assez radicalement passer le goût antérieurement très prononcé pour cet ouvrage.

 

D’un point de vue plus conceptuel, les trois diverses parties de l’ouvrage déterminent des formes de recherche thématiquement assez distinctes. Elles s’affectent plutôt à la nature et fonction des arts, ainsi qu’à leur commerce, durant la première partie : théorie du plaisir et de l’occupation de l’âme, liaison du dramatique et du pictural, doctrine de l’imitation ou de la vraisemblance, manière d’apprécier Corneille ou Racine, rapport particulier aux catégories canoniques de l’invention, disposition, etc., ordre intentionnel possible d’apparition des sections qui enlacent le pictural aux divers aspects du poétique. Tous ces éléments d’investigation relèvent désormais chez Du Bos d’un type de discours qui ne doit ses prémisses ni ses règles aux professionnels des arts considérés. Du Bos n’est ni peintre, ni dramaturge, ni même curieux et collectionneur, et l’art sous sa plume devient un nouvel objet pour un savoir qui ne s’autorise plus des ouvriers de l’art ni de leurs pratiques.

La seconde partie offre une théorie du génie dans les arts, fortement coordonnée à des considérations climatiques et historiques, puis une doctrine du sentiment esthétique – même si l’adjectif n’y est point à la lettre – et des formes de jugement à l’égard des œuvres, qui se particularisent enfin du côté des œuvres des Anciens. Tous ces points peuvent bien entendu être abordés à partir des considérations plutôt historiques soulevées plus haut. La doctrine du sentiment passe d’une façon peut-être hâtive pour passablement peu cohérente, chez les quelques commentateurs (A. Lombard, A. Becq, B. Saint Girons) de la section 22 ; elle mérite certainement d’être éprouvée à nouveaux frais, tout comme la portée mesurable des sections consacrées à la notion de génie.

La troisième partie, apparue avec la seconde édition de 1733, prolonge la réflexion sur les Anciens, mais sous un angle principalement musical, ce qui conduit également à des sections vouées à la danse ainsi qu’aux conditions historiques des représentations antiques, et jusqu’à comparer ces productions avec l’art musical du siècle de Louis XIV. On pourra d’ailleurs se demander si l’opération de regroupement de la musique, de la danse et de la déclamation théâtrale n’anticipe pas sur la distinction des arts du temps d’avec les arts de l’espace, et derechef le rapport à Lessing.

 

Ces quelques indications visent moins à orienter prescriptivement les lignes de recherche qu’à souligner l’intérêt foisonnant des Réflexions critiques, dont on ne désespère point de montrer en outre qu’elles sont moins désordonnées qu’il n’y peut paraître, et en tout cas bien plus cohérentes qu’elles n’ont semblé jusqu’ici.


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Dernière mise à jour: 14/11/2011